Le village de Fresnoy-le-Grand

Code INSEE                        02334
Code postal                       02230
Canton                               Bohain-en-Vermandois
Arrondissement               Saint-Quentin
Patron                                Saint Eloi

Ci-dessous, extrait du « dictionnaire historique du département de l’Aisne » publié en 1857 par Maximilien Melleville (né le 28 avril 1807 à Laon et mort le 9 juillet 1872 à Paris), créateur de la société académique de Laon.

Début de l’extrait

FRESNOY-LE-GRAND ou FRESNOY-EN-ARROUAISE (en latin diverses appellations : Fraxiniacum, Frainetum, Fraxinetum)

Village de l’ancien Vermandois, situé dans une sorte de large vallée, à 54 km au Nord-Ouest de Laon et 16 km au Nord-Est de Saint-Quentin, autrefois de l’intendance d’Amiens, des bailliages et élection de Saint-Quentin, diocèse de Noyon, aujourd’hui du canton de Bohain, arrondissement de Saint-Quentin, diocèse de Noyon.

Patron Saint Éloi.

Population : 1698, 912 habitants ; 1800, 2 294 habitants ; 1818, 2 685 habitants ; 1836, 3 478 habitants, 1857, 4 177 habitants.

Ce village est ancien : il en est parlé dans une charte de l’an 954.
La fabrication de gazes de soie et fils, qui y fut introduite en 1770 par un nommé Santerre de Paris, en a fait accroître la population avec beaucoup de rapidité. M. Santerre n’y occupait pas moins de 1 000 à 1 200 ouvriers.
Après la guerre d’Égypte, la fabrication des cachemires fut à son tour introduite à Fresnoy-le-Grand.

Ce village appartenait autrefois à l’abbaye d’Homblières.

…fin de l’extrait

A propos de Gerbert de Fresnoy, ci-dessous contenu d’une chartre conclue en 1159.

L’abbé Garin et le chapitre d’Homblières accèdent à la requête de Gerbert de Fresnoy-le-Grand de donner le fief qu’il tenait d’Homblières à Gulvilla à l’abbaye du Mont-Saint-Martin. Ce fief consiste en le tiers de la dîme de l’église, toutes ses dépendances en terre, champs et bois qu’il tenait, en échange d’un cens de de trois muids de blé, de la mesure de Saint-Quentin, payable à la Saint-Rémi [1er octobre]. ce transferta été approuvé par son fils Robert, en présence de Burchard [seigneur de Guise et de Lesquielles] et d’autres témoins et a été approuvé par la fille aînée de Gerbert, son mari et son fils, ainsi que par ses autres filles, et par son épouse. Le cens dû pour ce fief ne peut être vendu, ni hypothéqué ou aliéné sans l’accord d’Homblières et si le montant du cens est réduit par Gerbert ou ses héritiers, le fief sera confisqué.

Source : https://telma-chartes.irht.cnrs.fr/chartae-galliae/notice/107900

A propos de la famille Marc, Seigneurs de Fresnoy de 1385 à 1560.

On trouve également cette famille sous le nom de Marc de la Ferté.
Les différents Marc de la Ferté ont été Seigneurs de Bretteville-en-Caux, de La Salle-Canouville, de La Ferté-en-Bray, de Fresnoy-le-Grand, d’Yerville, du Mesnil-Durécu, de Vesly, de Reux, de Frainville et de Thibermesnil.
Comme évoqué par Melleville, les armes de cette famille étaient : d’azur, à 3 marcs aux anses d’or.

On retrouve ces armes (pour les éléments 1 et 4) dans le « Grand Armorial de France » publié en 1696 par Charles René d’HOZIER (1640-1732) à la demande de Louis XIV.

Un marc est une ancienne unité de mesure utilisée pour la pesée des métaux précieux. Cette mesure se faisait dans un à godet.

C’est cet objet qui est représenté sur le blason.

Le blason reconstitué donne ceci :


C’est ce blason qui est à l’origine de celui de la ville de Fresnoy. Le chevron a disparu, et le godet, a été remplacé dans certains cas, par un panier en osier. Probablement une confusion avec Charles René Hozier, cité plus haut.

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